Je ne peux pas dormir. Je ne peux pas dormir parce que tu m’obsèdes et que tu occupes toutes mes pensées. Alors que j’écris ces lignes, ton avion se pose sur Paris où le soleil se lève à l’horizon. Alors que j’écris ces lignes, repenses-tu à notre longue conversation d’hier soir, au coeur de la ville, au milieu de la nuit? Parce que moi, je ne peux pas me la sortir de la tête. Je repense à chaque minute. Chaque phrase. Chaque regard. Je repense à la couleur de ton iris. Je repense à ta bouche. À chaque mot que tu as prononcé. Je repense aussi à ton lit défait que j’ai vu du coin de l’oeil il y a plus d’une semaine déjà lors d’une petite soirée chez toi. Je repense à toi.
Je lis tes yeux, tu as dû le remarquer. Parce que moi j’ai remarqué que tu me laisses lire tes yeux depuis peu. Tu me laisses lire ton âme et partager tes ombres. Tu me laisses entrer dans tes pensée. Maintenant, laisse-moi entrer dans ton coeur.
Je veux encore plus de longues conversations qui n’en finissent pas. Je veux encore plus de rires et de sourires complices. Je veux encore plus de Chartreuse. En fait, je veux encore plus de toi.
J’ai bien lu dans tes yeux hier soir dans la nuit lorsque je t’ai offert de partager un taxi. J’ai lu dans tes yeux ce que mon coeur pensait - j’ai envie de toi. Partager un taxi jusqu’à ta porte, ça aurait été s’exposer à une tentation qui ni toi ni moi aurions refuser hier soir avec nos têtes qui tournaient. Toi et moi on sait que tu m’aurais invité à monter. Que j’aurais accepté et que ce matin, c’est dans ton lit que je me serais réveillée. On s’en serait voulu, y’aurait eu un malaise. Ce n’est pas comme ça que ça doit se passer. Alors tu m’as mise dans un taxi et tu as refermé la porte et je suis partie vers chez moi, seule dans la ville qui dormait. Tu as pris un autre taxi vers chez toi. Je pensaot à toi et à ce qui aurait pu arriver mais qui n’arriverait pas parce que tu es un homme bon, un homme sensible et parce que tu sais lire mon âme et ses écueuils.
Alors que j’écris ces lignes, ton avion se pose sur Paris où le soleil vient de se lever à l’horizon. 10 jours avant ton retour. Repenses-tu à notre soirée d’hier? Penses-tu à nous? Parce que la prochaine fois, entre toi et moi, il n’y aura qu’un seul taxi pour nous deux. Une seule destination.

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