4h43 du matin et je suis là, bien réveillée, debout, incapable de dormir. Insomniaque de toi. Insomniaque de l’envie de m’endormir avec toi. Insomniaque de tes baisers. Mais surtout, insomniaque de tes yeux si bleus que la Méditerranée parait terne lorsque je plonge dans ton regard.
4h50 du matin et la seule chose à laquelle je pense c’est toi. J’ai envie de toi. Envie de ton corps, envie de tes yeux, envie de ton sourire, envie d’entendre des ronflements à côté de moi, envie de te regarder dormir paisiblement. Envie d’aller cogner à ta porte pour que tu m’ouvres et que je t’embrasse comme si la fin du monde me poursuivait sauvagement dans la rue et que ce n’est qu’une question de secondes avant qu’elle défonce la porte et nous tue d’un coup de grande faucheuse.
Envie de silence, de tes lèvres, de tes bras, de ta chaleur dans la froideur de la nuit. Envie de m’abandonner et de te confier mon existence, ne serait-ce que pour quelques heures. Déléger mon existence pour être vraiment libre.
Envie d’ouvrir les yeux, demain midi et que tu sois la première chose que je vois. Que tu sois mon recommencement, mon nouveau début. Mon départ. Envie de toi.
Mais putain que c’est compliqué. Pourquoi tu n’es pas ici? Pourquoi je ne suis pas là-bas? Pourquoi ne sommes-nous pas un nous? Pourquoi est-ce que je ne peux pas t’embrasser? Pourquoi ne restes-tu pas à déjeuner? Je suis épuisée de mentir pour me donner des allures de normalité. Je suis épuisée de tout faire pour ne pas t’aimer. C’est pourtant assez simple. J’veux t’aimer. Je veux découper mon coeur au couteau et te le donner. te le confier pour que tu t’en occupes. Gestionnaire de mon muscle cardiaque, mais surtout de mes sentiments. Je ne veux plus cacher que j’ai trouvé ton adresse dans le bottin téléphone et que j’ai aussi noté ton numéro de téléphone, même si tu avais refusé de me le donner. J’aimerais te dire que le matin, je pars volontairement en retard dans l’espoir de te croiser dans le bus de 9h10 que tu prends. Que je fais des détours ridiculement longs pour passer devant chez toi, et que je lève les yeux vers ton troisième étage pour tenter de voir ce que tu fais à travers tes fenêtres. C’est pourtant assez simple et pourtant complètement terrifiant. J’ai simplement envie de grimper en haut du clocher de l’église devant chez toi et de crier à pleins poumons que je t’aime et que je veux que tu m’aimes en retour. C’est tout…Sans menteries, sans détour, sans chocolat en coeur. Juste de l’amour pour chasser l’insomnie et retrouver le sommeil.

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26 juillet 2009 à 3:57
F. Rahl
Bonjour,
Je passais par hasard. Petit poète, je voulais voir “insomnie romantique” sur Google. Je suis tombé ici. Très beau texte, je vous félicite (sourire). C’est une réelle tendresse incomprise qui ressort, et j’aime beaucoup, de la finesse, et très bien mené. Le bel amour, dont tout le monde rêve, je crois…
Sincèrement, F. Rahl